Le Marathon de Rotterdam a eu lieu dimanche 8 avril avec près de 14 000 participants dont Romain Chiffoleau qui réalise une belle performance en coupant la ligne d’arrivée à la 85e place et en terminant troisième Français.

C’est forcément un chiffre qui en dit long. Finir le Marathon de Rotterdam dans les 100 premiers quand vous savez qu’il y a 13 986 coureurs sur la ligne de au départ, cela marque la performance. Dimanche, Romain Chiffoleau est parvenu à réaliser cet exploit en prenant la 85e place, avalant les 42,195 km dans le joli chrono de 2h38’14. Il fait voler en éclats à cette occasion son ancienne marque de 2h44’15 réalisée au Marathon de Paris l’année dernière.

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Une performance au courage

C’est à 7h pétante dimanche et dans des conditions météos favorables que s’est élancé le sociétaire du NMA avec « l’objectif de faire 2h35 ». Parti sur des bases rapides, le premier 10km est bouclé en 36″31 avant un passage au semi en 1h17’04. Les kilomètres défilent et les jambes tiennent le coup. « Je suis toujours sur ce rythme au trentième kilomètres mais on sait que le marathon se joue à partir du 35ème ». En effet, les marathoniens le connaissent et le redoutent : le « mur », qui peut les stopper entre le 30e et le 35e km de leur course : « J’en ai fait l’amère expérience avec un début de crampes au 35eme. J’ai diminué le rythme pour finir en 3’50/km même un peu plus sans doute ».

Le chemin jusqu’à l’arrivée et l’Hôtel de ville n’a malheureusement pas été un long fleuve tranquille. Perclus de crampes à trois kilomètres de l’arrivée, pas question d’abandonner. Rien n’arrête Romain Chiffoleau lorsqu’il s’est fixé un objectif. Son courage et son esprit combatif sont admirables : « Au 39e km, j’ai eu de grosses crampes donc un petit arrêt. Je suis reparti en courant à même pas 12km/h et j’ai accéléré progressivement pour avoir encore une grosse crampe à 300 mètres de l’arrivée mais j’ai réussi à finir »Une défaillance qui « lui fait perde au moins deux minutes » mentionne son coach Patrice Binelli.

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« J’avais les 2h34 dans les jambes »

« Les ravitaillements ne sont pas adaptés, de l’eau en gobelet avec des éponges dedans ! Je n’ai pas compris le principe tout de suite et je n’étais pas le seul. Je me suis pas bien hydraté ce qui je pense m’a provoqué les crampes », explique Romain, étonné de la pratique. Malgré cela, il réussit à intégrer le top 100 d’un des plus populaires et célèbres marathon de la planète. Et surtout terminer troisième tricolore. Chapeau bas. Le Nantais était très satisfait après ce marathon couru dans la cité portuaire néerlandaise mais il sait qu’il avait les moyens de faire mieux : « 2h38, c’est une bonne performance mais une légère déception à l’arrivée car j’avais les 2h34 dans les jambes. Notre logement était à deux pas du départ et c’est appréciable. Les conditions parfaites pas de vent ou très peu et un temps idéal, un petit chaud sur la fin ».