S’inspirer du sport pour créer un management gagnant ! Après une première conférence au mois de juin avec les commerciaux d’Harmonie Mutuelle, Agnès Raharolahy a rencontré les 8 manageurs des Pays de la Loire le 8 novembre dernier dans le cadre de l’Action “Horizon Paris 2024”. L’athlète du Nantes Métropole Athlétisme était accompagnée de son coach Emmanuel Huruguen, qui fait partie de l’équipe technique nationale en charge du 400 m, 400 m haies et 4×400 m, et de Nabila Huruguen, en charge du partenariat “Horizon Paris 2024”, ancienne athlète, et directrice de publicité, qui connaît bien les 2 mondes et s’attache à les rapprocher et donner du sens. Les valeurs du sport peuvent facilement être transposables au monde de l’entreprise. Et l’intervention d’un athlète et d’entraîneur peut éclairer le management et rebooster les collaborateurs. Une technique de motivation originale et innovante ! On a fait le bilan de cette intervention avec Jean-Charles Trus, responsable de Réseaux Marché Particuliers.

 

— Jean-Charles, pouvez-vous vous présenter en quelques mots…

Jean-Charles Trus, je suis responsable du réseau du marché des particuliers. Pour faire simple, le réseau, aujourd’hui, c’est 35 agences sur les Pays de la Loire et 110 collaborateurs dont les 8 manageurs présents lors de l’intervention. J’ai un parcours “assurantiel” depuis de nombreuses années et ça fait trois ans que je suis chez Harmonie Mutuelle.

 

— Qu’est-ce que vous avez trouvé intéressant ou qu’avez-vous retenu dans l’intervention du 8 novembre ?

On a parlé de quatre thèmes qui sont applicables au monde du sport de haut niveau et au monde de l’entreprise. Tout d’abord, le sens de l’engagement, individuel et collectif. Ensuite, nous avons évoqué la notion d’équipe. Ce sont les 8 manageurs qui gèrent les équipes composées de 10 à 20 collaborateurs. Puis un parallèle a été fait sur le dépassement de soi avec l’envie de donner le meilleur de soi, et enfin la performance. Ces quatre notions (sens de l’engagement, la notion d’équipe, le dépassement de soi et la performance) que l’on retrouvent, bien sûr de manière différente, sur notre réseau commercial qui fonctionnent avec des objectifs individuels et des objectifs collectifs. Le parallèle est tout fait entre le management d’une grande athlète comme Agnès et celui d’une équipe en entreprise. Comment gérer des collaborateurs de manière individuelle et les amener à progresser ? Et comment au sein de l’équipe arriver à tirer le meilleur de chacun avec leurs points forts et leurs points faibles ?

 

 

— Dites-nous quels sont les points communs entre le management d’une grande athlète comme Agnès et celui d’une équipe en entreprise ?

Il y a beaucoup de similitudes, notamment sur le fait que l’on doit s’adapter aujourd’hui, comme eux, à beaucoup de variabilité ou d’aléas. Pour faire un parallèle simple, en athlétisme il y a régulièrement des compétitions en extérieur quand il pleut. De notre côté, ça peut arriver que nos outils informatiques ne fonctionnent pas, donc il y a cette notion d’adaptabilité et de gestion des aléas qui rentre en jeu. C’était intéressant pour les manageurs. À tous les niveaux, on pilote à vue et que la notion de l’incertitude est partout, dans le monde de l’entreprise mais aussi dans le sport. On ne peut pas tout maîtriser.

Ce qui était intéressant également, c’est qu’Emmanuel nous a expliqué qu’il entraînait des athlètes avec des niveaux très différents, d’athlète préparant les Jeux olympiques à de bons athlètes régionaux. On a également au sein de nos équipes des performeurs, des gens qui sont là pour évoluer professionnellement. Il y a une motivation intrinsèque présente chez “les meilleurs” mais qui n’est pas forcément là dans le reste de l’équipe. On en a d’autres qui n’ont pas forcément envie d’évoluer. Le tout, c’est de trouver cette alchimie et de s’appuyer sur les points forts du collaborateur pour qu’il puisse apporter sa pierre à l’édifice et contribuer à la progression de tous.

 

 — Selon vous, est-ce qu’on réussit mieux en équipe qu’individuellement ?  

J’ai retenu une phrase d’Emmanuel : « Gagner ensemble, perdre ensemble ». Le manageur se doit de fédérer l’intégralité de son équipe. Le message était clair, si l’on ne s’appuie que sur le deux ou trois meilleurs éléments et qu’on ne gère pas les autres, c’est peine perdue puisqu’à un moment il y a une émulation et une cohésion qui se créée, et qui fait que chacun va amener sa pierre à l’édifice. Ce qui est important aussi, c’est de bien connaître les équipes pour bien adapter les objectifs de chacun en fonction de leurs points forts et de leurs points faibles.

 

 

— Les valeurs du sport peuvent-elles être transposées dans le monde de l’entreprise ?

On a parfaitement retenu les mots d’Agnès : la régularité, la résilience, et le travail de tous les jours. Lorsqu’elle a un objectif, elle se lève tous les matins et c’est cet objectif qui l’aide à se lever. Il faut aussi savoir être résilient parce que tout le monde connaît des périodes d’échec mais il faut trouver les ressources nécessaires pour avoir la capacité de rebondir. Agnès nous expliquait aussi qu’elle s’approprie l’objectif qu’on lui a donné et notamment sur son nouveau virage dans le 800 m. Il faut que l’athlète, comme le collaborateur, soit imprégné de ses objectifs et qu’il soit en accord avec ceux-là. Il ne faut pas que ce soit des objectifs imposés mais bien un partage entre le manageur et le collaborateur. Une fois que c’est partagé, c’est de la régularité.